Clobazam et forme sévère d’épilepsie infantile

Mise en ligne le 30 mars 2012

Le Clobazam commercialisé en France sous le nom d’Urbanyl® depuis de nombreuses années pour le traitement de l’anxiété (et dans certains pays pour divers types d’épilepsies) est désormais approuvé par les autorités nord américaines (FDA) pour le traitement adjuvant des convulsions associées au syndrome de Lennox-Gastaut (SLG) chez les patients âgés de >2 ans) indiqueThe Medical Letter. Le Syndrome de Lennox-Gastaut est une forme sévère d’épilepsie infantile caractérisée par de multiples types de convulsions, des retards de développement et une atteinte de la fonction intellectuelle.

Comme les autres benzodiazépines, le clobazam peut provoquer une amnésie antérograde, une ataxie, une agressivité et une sédation. C’est une substance contrôlée de classe IV aux Etats-Unis ; une tolérance, une dépendance et des abus ont été rapportés et des symptômes de sevrage peuvent survenir lors de l’arrêt du traitement. Le clobazam appartient à la catégorie C (un risque ne peut pas être exclu) pour une utilisation pendant la grossesse.

Le fait d’ajouter du clobazam au traitement antiépileptique standard peut être efficace à court terme en diminuant la fréquence de syncopes convulsives chez les patients avec un syndrome de Lennox-Gastaut mal contrôlé. Comme d’autres benzodiazépines, le clobazam peut induire une tolérance et une dépendance physique, ce qui pourrait être un problème lors d’une utilisation à long terme. Le clobazam est nouveau aux Etats-Unis.

Rédaction : N. Postel-Vinay pour la SFRMS
Source : d’après The Medical Letter On Drugs and Therapeutics Vol. 34 N°7 (ML USA N°1385) daté du 30 mars 2012.
L’auteur « déclare n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données de cet article.
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