Retour sur la Journée du CNESom – 12 mars 2026

Première Journée du CNESom : la médecine du sommeil rassemble enseignants et chercheurs

Le 12 mars 2026, la première Journée du Collège National des Enseignants de Médecine du Sommeil (CNESom) s’est tenue à l’amphithéâtre Chiray de l’Hôpital Bichat – Claude-Bernard à Paris. Organisé avec le soutien de la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS), l’événement a réuni enseignants, cliniciens, chercheurs et étudiants autour des enjeux de formation et de recherche dans le domaine du sommeil.

Cette première édition, accessible à la fois en présentiel et à distance, marque une étape importante dans la structuration de la communauté académique dédiée à la médecine du sommeil en France.

Une discipline en structuration

La journée a été ouverte par Pierre-Alexis Geoffroy, président du CNESom, qui a rappelé les étapes ayant contribué au développement de la discipline au cours des dernières années.

Un tournant majeur a été franchi en 2017 avec la création de la Formation Spécialisée Transversale de Médecine du Sommeil (FST), intégrée à la réforme du troisième cycle des études de médecine. Cette formation permet aux internes de différentes spécialités d’acquérir une expertise complémentaire dans la prise en charge des troubles du sommeil.

Depuis, la structuration de l’enseignement s’est poursuivie avec la mise en place d’un comité national pédagogique et la création du CNESom, qui rassemble aujourd’hui les enseignants impliqués dans cette formation.

Ces initiatives accompagnent l’essor des connaissances scientifiques sur le sommeil et la reconnaissance croissante de son rôle dans la santé publique.

Une matinée consacrée aux bases de la discipline

La matinée était principalement consacrée aux fondamentaux de la médecine du sommeil, avec plusieurs interventions destinées en particulier aux jeunes médecins et aux étudiants.

Les présentations ont notamment abordé la présentation de l’enquête FST-SFRMS, le codage en médecine du sommeil, l’analyse actimétrique, les temps respiratoires du sommeil, ainsi que les spécificités du sommeil en pédiatrie et les bases de la chronobiologie.

Ces interventions ont permis de dresser un panorama des outils et connaissances mobilisés dans la pratique clinique et la recherche en médecine du sommeil.

L’enseignement et l’innovation au cœur des discussions

L’après-midi a été consacrée à des thématiques plus spécialisées, portant notamment sur les évolutions pédagogiques et les nouveaux outils utilisés dans la discipline.

Parmi les sujets abordés figuraient les aspects nosographiques des troubles du sommeil, l’intégration des outils numériques dans l’enseignement, la place des lectures automatiques dans la formation ou encore les nouveaux dispositifs connectés permettant d’étudier la physiologie du sommeil.

Une session a également été consacrée au repérage clinique en psychiatrie et en médecine du sommeil, avant une discussion sur les ECOS du sommeil, illustrant l’importance de l’évaluation des compétences cliniques dans la formation médicale.

Un espace d’échanges pour la communauté du sommeil

Au-delà des communications scientifiques, cette première Journée du CNESom a constitué un moment d’échanges entre les différents acteurs impliqués dans l’enseignement, la recherche et la pratique clinique.

La participation d’institutions et d’organisations engagées dans la promotion du sommeil, telles que l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance et le Réseau Morphée, illustre l’intérêt croissant porté à cette thématique.

Alors que le sommeil est désormais reconnu comme un déterminant majeur de la santé physique et mentale, les organisateurs espèrent que cette première édition contribuera à renforcer les collaborations entre les acteurs du domaine et à poursuivre le développement de la médecine du sommeil en France.