Table ronde SJSR

Mise en ligne le 7 mars 2017

« Quelle stratégie face à un Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR) ?»

Comprendre la pathologie pour une meilleure prise en charge

 

Pour son nouveau rendez-vous sommeil, la SFRMS s’est intéressés aux stratégies à aborder face à un SJSR, sous la modération du Pr Charley-Monaca. Vous pouvez ici (re)découvrir les interventions des 4 experts.

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Le SJSR, c’est dans la tête ?

Dr. Laurène LECLAIR-VISONNEAU, Nantes

Appelé « impatiences dans les jambes » ou « impatiences nocturnes » et récemment rebaptisé Maladie de Willis-Ekbom, le Syndrome des Jambes Sans Repos se manifeste par le besoin de bouger les membres inférieurs, le plus souvent associé à des sensations désagréables, parfois douloureuses, survenant au repos et principalement le soir.

Réelle affection neurologique chronique, on estime à ce jour que le syndrome des jambes sans repos (SJSR) affecte 2 à 15 % de la population mondiale. 8% des Français sont concernés et 3% de la population française souffre d’une forme sévère ou très sévère de cette maladie affectant leur qualité de vie.

⇒ Longtemps, le SJSR a été considéré comme une « maladie de laboratoire ». Le Dr Laurène LECLAIR-VISONNEAU, neurologue responsable du Centre du Sommeil du CHU de Nantes, expliquera que ce besoin irrépressible de bouger les jambes, qui perturbe le sommeil, est une réelle pathologie dont la physiopathologie implique les voies dopaminergiques centrales. Son retentissement est important au quotidien pour les patients et il affecte leur qualité de vie.

 

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Un traitement personnalisé du SJSR pour une médecine de précision

Pr. Yves DAUVILLIERS, Montpellier

Il existe traditionnellement deux formes de SJSR : idiopathique (primaire) ou symptomatique (secondaire), lorsqu’une cause est identifiée. Comme pour tout trouble du système nerveux, il est indispensable de déterminer avec précision les causes de la maladie et sa sévérité afin de proposer un traitement adapté au patient.

Si les trois traitements symptomatiques du SJSR idiopathique modéré à sévère disposant à ce jour d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont tous des agonistes dopaminergiques agissant sur le système nerveux, leur mode d’administration doit être nécessairement personnalisé et adapté au profil de chaque patient. Cette personnalisation s’effectue selon trois critères : la typologie du traitement, l’horaire de prise et la posologie.

⇒ Le Pr. Yves DAUVILLIERS, neurologue responsable du Centre National de Référence Narcolepsie Hypersomnie et de l’équipe médicale des Troubles du sommeil et de l’éveil du CHU de Montpellier, reviendra en détails sur les thérapeutiques disponibles, et sur l’importance d’un véritable diagnostic clinique ainsi que la personnalisation de cette prise en charge. Il alertera également sur l’incompréhension du corps médical et de ces patients face au non remboursement des traitements pour cette indication qui pose un réel problème d’accès aux soins, alors même que leur efficacité est avérée.

 

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Comment interpréter des symptômes qui persistent ?

Dr. Christophe PETIAU, Strasbourg

Si les bénéfices des traitements par agonistes dopaminergiques ne sont plus à démontrer, ils nécessitent cependant d’être prescrits avec une attention particulière. A l’heure actuelle il est important d’associer à la prescription médicamenteuse une éducation thérapeutique.

En effet, il s’avère indispensable d’ajuster progressivement la posologie des traitements afin de limiter tout risque de persistance, de réapparition ou d’augmentation des symptômes chez le patient.

⇒ Le Dr. Christophe PETIAU, neurologue indépendant à Strasbourg, expliquera comment, depuis environ dix ans, une attention particulière a été portée aux modifications du comportement secondaires à l’introduction d’agents dopaminergiques et à la prise en charge du SJSR « pharmaco résistant ».

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Un consensus médical français pour en finir avec le SJSR

Pr. Christelle CHARLEY-MONACA, Lille

Le Syndrome des Jambes Sans Repos reste encore souvent méconnu et sous-diagnostiqué, ce qui a pour conséquence une mauvaise prise en charge de cette pathologie. Afin d’éviter toute escalade thérapeutique, et parce qu’il est indispensable d’entreprendre des traitements ciblés et personnalisés pour qu’ils soient efficaces, un comité d’experts SFRMS, réunis lors du Congrès du Sommeil 2016 à Strasbourg en novembre dernier, a mis en place un consensus pour une prise en charge codifiée du SJSR en France.

 ⇒ Alors qu’il n’existait jusqu’à maintenant aucune directive claire en la matière, le Pr. Christelle CHARLEY-MONACA, responsable de l’Unité des troubles du sommeil au CHRU de Lille, présentera les algorithmes et les arbres diagnostiques et thérapeutiques qui permettront d’anticiper et de prévenir le syndrome d’augmentation, par un diagnostic plus précis de la pathologie, de son degré et de sa sévérité, ainsi que par une utilisation rationnelle des traitements existants.

 

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(l’extrait de vidéo a été coupé et ne sera pas disponible )

 

La parole est donnée à la salle, écouter les questions/réponses : Partie 1    Partie 2   Partie 3

 

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