Infarctus, syndrome dépressif et troubles du sommeil…

nfarctus, syndrome dépressif et troubles du sommeil / Cancer et sommeil / SAS et IRM / HTA et pression positive continue…

Cœur et sommeil

Une étude parue dans la revue Sleep (2010 Dec 1 ;33(12):1703-10) interroge l’étiologie des syndromes dépressifs et troubles du sommeil post infarctus et produit une explication physiologique de la compréhension de ces troubles.

D’après les données observées, l’infarctus créerait des lésions du cerveau en plus de ses dommages sur le cœur, par la destruction de neurones dans le tronc cérébral notamment. Si les périodes de sommeil paradoxal sont moins fréquentes dans les deux semaines suivant un infarctus du myocarde, les neurones cholinergiques du tronc cérébral apparaissent également moins nombreux.

Un mécanisme inflammatoire est évoqué comme passible d’expliquer la destruction de ces cellules, à travers un phénomène d’apoptose. Ces résultats viennent conforter la nécessité de prévenir les troubles du sommeil après la survenue d’infarctus du fait des complications ou récidives qu’ils peuvent entraîner.

Respiration

Un essai multicentrique réalisé en Espagne, entre 2004 et 2007 sur un échantillon de 340 patients dont 81 % d’hommes dans onze hôpitaux, a voulu évaluer l’efficacité de la pression positive continue sur les chiffres de pression artérielle de patients atteints d’apnées du sommeil et non traités pour leur hypertension. L’étude a été menée en double aveugle contre placebo après tirage au sort. 169 patients ont bénéficié d’une CPAP réelle et 171 d’une CPAP factice. La mesure de la pression artérielle, enfin, s’effectuait en mode ambulatoire sur 24 heures. La baisse de la pression artérielle moyenne sur 24 heures du groupe sous CPAP a été de 1,5 mmHg. En ce qui concerne la pression systolique, la diminution moyenne a été de 2,1 mmHg (de 0,4 à 3,7) ; la pression diastolique a décru à 1,3 mmHg en moyenne (de 0,2 à 2,3). L’analyse limitée aux chiffres nocturnes a montré une diminution de 2,1 mmHg (de 0,5 à 3,6). Cette baisse de la pression artérielle bien que faible est perçue comme bénéfique par les auteurs. L’étude a été publiée dans la revue BMJ (2010 Nov 24 ;341:c5991. doi : 10.1136/bmj.c5991)

Neurosciences

L’éveil est perçu comme un phénomène caractérisé par un commencement et une fin abrupts manifestant des changements eux-mêmes soudains dans l’état du cortex cérébral. Dans ce contexte, une étude parue dans la revue Neuroscience explore l’hypothèse selon laquelle l’état du cortex, tel qu’il apparait dans les signaux EEG, présente des changements systématiques progressifs avant et après un éveil isolé spontané et que la structure temporelle (« time courses ») des éléments du spectre d’amplitude de l’EEG diffère en fonction de l’âge des sujets, ie 40 femmes issues de la cohorte de la Sleep Heart Health Study, 20 femmes âgées de 47.2+/-2.0 ans et 20 femmes âgées de 78.4+/-3.8 ans.

ORL

La revue américaine The Laryngoscope interroge l’existant en termes de dispositif de diagnostic du SAS. La pertinence de l’IRM est ainsi mise à l’épreuve dans la détermination, la nuit, des sites d’obstruction des voies aériennes supérieures. Les résultats de cette étude permettent aux auteurs de se prononcer en faveur de l’usage de ce dispositif.

Sommeil et cancer

Une étude parue dans le Journal of Paediatric Hematology and Oncology vient caractériser les modes d’apparition et la sévérité des troubles du sommeil de vingt adolescents atteints d’un cancer et endurant un traitement par chimiothérapie, en se concentrant sur le tout premier mois de traitement.

AC

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