• Présentation du congrès du sommeil
• La ventilation non invasive : trentième anniversaire contre « le combat nocturne pour le souffle »
• Les prix du congrès du sommeil 2011
La Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil et La Société de Pneumologie de Langue Française (Groupe Sommeil) organisent chaque année Le congrès du sommeil
Ce Congrès accueille et rassemble des experts d’horizons disciplinaires variés pour débattre et échanger sur les innovations en matière de recherche sur le sommeil normal et pathologique, de diagnostic, de prise en charge et de thérapeutiques. Le contenu du programme scientifique, pluridisciplinaire, fait une part importante aux troubles respiratoires du sommeil mais consacre des sessions aux aspects neurologiques, psychiatriques et chronobiologiques du sommeil.
Le programme comporte des conférences plénières données par des auteurs d’envergure internationale, des symposiums thématiques et des ateliers pratiques.
Le Congrès du Sommeil se veut un lieu d’échange et de rencontres entre professionnels de la santé, chercheurs, décideurs publics, associations de patients, prestataires, industriels et fournisseurs de matériel médical. Nous pensons qu’il est indispensable que ces acteurs d’horizons différents, mais complémentaires, évoluent de conserve dans cette même préoccupation qu’ils partagent : améliorer la prise en charge des patients atteints de pathologies du sommeil et de la veille.
Cette manifestation se donne pour objectif de favoriser ces échanges tant scientifiques qu’humains. Dans cette perspective, un Village Sommeil institutionnel et une soixantaine d’exposants participeront à l’animation du Congrès et la journée des Techniciens du Sommeil cette année encore, en partenariat avec la Société des Techniciens du Sommeil (SFTS), témoignant de la vitalité de cette activité.
Un site dédié :
http://www.lecongresdusommeil.com/
La ventilation non invasive : trentième anniversaire contre « le combat nocturne pour le souffle »
Les plus jeunes d’entres nous, médecins comme patients, n’ont peut-être pas tous le souvenir que les apnées du sommeil graves posaient de redoutables difficultés thérapeutiques avec comme seule solution efficace possible la trachéotomie ; un geste salvateur pour le moins radical que Coccagna et coll avaient expérimenté au début des années soixante dix. Le scalpel ! On imagine bien les énormes difficultés de décision pour les patients non immédiatement menacés dans leur pronostique vital, mais néanmoins gravement atteints avec aggravation des symptômes et survenues de complications comme seul avenir. Ne pouvait-on pas s’y prendre autrement ? Oui, répondirent une équipe australienne menée par Colin E. Sullivan, en explorant une nouvelle voie.

Dans quelques semaines, le congrès de la SFRMS va fêter le trentième anniversaire de l’invention du traitement non invasif des apnées du sommeil, désignée sous le nom de continuous positive airway pressure, préfigurant ainsi un acronyme désormais connu de tous : CPAP. La première pierre fut posée en avril 1981 sur la base du traitement de cinq patients, gravement atteints d’un syndrome alors reconnu comme fréquent mais qui passait volontiers inaperçu : étonnamment, les patients pouvaient ne pas être conscient du véritable « combat nocturne pour le souffle » (nightly struggle for breath, (selon les mots de ColinSullivan) auquel ils devaient se livrer chaque nuit.
A quel avenir allait être, promis cette nouvelle technique ? N’allait telle pas provoquer une hyperinflation pulmonaire avec risque de rupture ? Sa simplicité pouvait-elle faire envisager un usage au domicile des patients ?
Telles furent les questions déjà posées il y a trente ans par les auteurs. En fêtant les trente ans de la CPAP, notre congrès y répondra en rendant hommage à cette publication princeps.

Référence Colin E Sullivan, Faiq G. Issa, Michael Berthon Jones, Lorraine Eves. Reversal of obstructive sleep apnoea by continuous positive airway pressure applied through the nares. The Lancet, April 18, 1981.
Les prix du congrès du sommeil 2011
Bourse UCB Pharma : Jordan Poirot - Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL) CNRS UMR5292 INSERMU1028 - pour son projet sur les Mécanismes d’induction et d’inhibition de la cataplexie
Bourse Orkyn’ : Arva Firohzoussen - INSERM U677 (Hôpital Robert Debré, Paris) - pour son projet sur L’hypoxie anténatale
Bourse du Congrès du Sommeil : Stéphanie Mazza - Université Lyon 2, laboratoire d’étude des mécanismes cognitifs - pour son projet intitulé Impact des anomalies EEG intercritiques pendant le sommeil sur la consolidation des informations en mémoire à long terme au cours des épilepsies partielles
Prix du meilleur poster, remis par la Revue de Médecine du Sommeil, a été attribué au Dr Raphael Heinzer et son équipe pour leur poster intitulé Prévalence des troubles respiratoires du sommeil dans la population générale : l’étude HypnoLaus.
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